Notre vie civique s’est lentement dissoute dans le flux du spectacle et de la jouissance. Au sein d’une société qui proclame pourtant une liberté sans

limites, le jouir sans entraves a basculé dans le contrôle social et l’uniformisation de la pensée. Au-delà du « jouir et punir », l’opposition politique entre le « progressisme » et le « populisme » menace comme jamais une société en proie à des fracturations multiples. Depuis plusieurs décennies, nos élites n’ont laissé aux peuples d’autres choix que la société de marché ou les replis identitaires. Sortir de cette dialectique à deux termes implique d’abord d’en comprendre la dynamique et les causes.

Dans cet essai lucide et vigoureux, Emmanuel Roux mobilise les ressources de la tradition civique, de Machiavel à Pierre Manent en passant par George Orwell, pour éprouver les ressorts du progressisme « macronien ». L’auteur interroge ainsi la possibilité d’une cité ranimée dans laquelle, en dépit de leurs différences économiques, les classes sociales se vivent parties prenantes d’une même communauté de destin.

Emmanuel Roux est agrégé de philosophie et haut fonctionnaire (énarque, promotion Senghor…). Il est l’auteur de Michéa, l’inactuel (Le Bord de l’eau, 2017), George Orwell, la politique de l’écrivain (Michalon, 2015), et Machiavel, la vie libre (Raison d’agir, 2013)

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